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- Revue de presse
Livre
d'Or

#11
-M- le mot dit
Esthétique d'un funkistador
par
Marc Borbon
illustrations de Guillaume Miremont
Auteur-compositeur-interprète
comptant parmi les plus doués de sa génération,
Matthieu Chédid alias -M- est devenu en une dizaine d’années
un personnage incontournable de la chanson française. Machistador,
Je Dis Aime, Qui de Nous Deux ou En Tête
à Tête sont autant de tubes qui témoignent
d’une œuvre ample et en perpétuelle évolution.
Puisant à la fois dans l’énergie brute du funk
et l’expressivité mélancolique du blues, la musique
de -M- doit également son succès à l’invention
de cette créature hors normes en forme d’initiale, ce
double à la fois intime et fantasmé que le chanteur
a façonné puis mis en scène. Plus qu’une
philosophie de vie, celui-ci a construit une véritable démarche
esthétique dont la dimension et le sens s’amplifient
largement dans la communion de ses concerts. Car au-delà de
l’univers déployé dans ses chansons, c’est
avant tout sur scène que l’imaginaire débridé
de -M- prend corps : sa voix de tête et son jeu de guitare imposant,
mais aussi son art de la mise en image et son sens de la théâtralité
confèrent à sa musique une couleur et une résonance
aujourd’hui uniques. Fan transformé pour l’occasion
en exégète, Marc Borbon s’est profondément
interrogé sur la façon dont -M- conjugue les différents
éléments de son riche univers : sa voix, ses mots, son
personnage, ses performances… Différent d’une biographie
chronologique, -M- le mot dit sculpte l’énigme
d’un funkistador aux multiples facettes, s’attardant
tout autant sur les thèmes essentiels de l’œuvre
de -M- que sur les moments
fondateurs de la vie et de la carrière de Matthieu Chédid.
Titulaire
d’un DEA de civilisation des pays anglophones, Marc
Borbon se passionne pour la musique et la culture afro-américaines.
Il est notamment l’auteur de deux mémoires, l’un
sur l’influence du reggae sur les musiques actuelles et l’autre,
sur les liens entre musique, esthétique et politique à
travers la culture hip hop aux États-Unis. C’est donc
très paradoxalement qu’il a choisi de parler d’un
artiste français pour son premier ouvrage.
176
pages - paru le 24 novembre 2008


Le
Mot de l'Auteur
La vie est pleine de surprises : jamais
je n’aurais imaginé un jour écrire un livre,
encore moins consacrer mon premier ouvrage à un artiste français.
Pour moi, le pouvoir évocateur de la musique touche à
une vérité que les mots sont bien en peine d’atteindre.
La musique à toujours été mon dada, et la Great
Black Music, mon topo. Partant de là, je n’étais
pas le candidat idéal pour disséquer l’univers
d’un artiste dont le patronyme (« Chédid »)
porte le poids d’une tradition (la chanson française)
qui m’était jusqu’alors totalement étrangère.
Mais
la vie a choisi : ma rencontre « live » avec -M- a scellé
le début d’une histoire d’amour avec l’artiste
dont je m’étonne encore aujourd’hui. Cet étonnement
est à l’origine de l’ « impératif
d’écrire » à propos de -M- : essayer de
comprendre pourquoi et comment l’univers de ce personnage
haut en couleur résonne au plus profond de moi-même.
Revenir à la source de sa musique, décrypter la naissance
de son personnage, relever les enjeux de son esthétique :
telle est, dans son essence, la démarche de « -M- le
mot dit ».
Un
peu à la manière des chroniques de Bob Dylan, j’ai
choisi de me démarquer d’une biographie classique,
c’est-à-dire d’un récit linéaire,
au profit d’une organisation « thématique »
qui, je l’espère, en appelle à une lecture proprement
« musicale ». Le choix de ces thèmes est hautement
subjectif et ne se soucie pas d’une quelconque légitimité,
autre que celle de « l’expérience » d’un
fan. C’est pourquoi « -M- le mot dit » se situe
à la croisée de la vie de l’artiste, de son
imaginaire mais aussi de mon univers et de mon propre « ressenti
». Ancré dans l’oralité autant que dans
l’expérience de la « performance », ce
livre brasse « toute la musique que j’aime » et
entend dépasser son sujet afin d’entonner une réflexion
plus globale sur la place toujours un peu plus importante qu’occupe
la musique dans ma vie, et je l’espère, dans la votre…
So
open up your eardrums, kick back and loosen up, ’cause we
’bout to get funky!
Marc
Borbon
Revue
de presse
de
"-M- le mot dit"


Sommaire
de
"-M-
le mot dit"
Souvenirs
du futur, par Guillaume Miremont
Introduction
1. La Voix
2. Les Mots
3. L’Autre
4. La Représentation
5. La Performance
Épilogue
Annexes
(discographie, vidéographie et bibliographie)
Remerciements
Lire
un extrait
de "-M-
le mot dit"
The
blues is the roots…Everything else is the fruits.
Willie Dixon.
Je
tiens pour une chance de premier ordre d’avoir été
imprégné durant toute mon enfance des grandes voix du
blues. Pendant que les jeunes garçons de mon âge étaient
bercés par les voix éternelles de la chanson française
(Brassens, Brel, Aznavour, etc.), j’apprenais à me familiariser
avec la musique du diable, matrice de toutes les musiques et donc
de toute vie : le blues. Difficile à l’époque
de soupçonner avec quelle profondeur l’esthétique
de cette musique allait marquer mon être de son empreinte. Pourtant,
toutes les musiques qu’il me serait donné d’entendre
par la suite allaient être jugées à l’aune
du blues. À cause du blues, ou plutôt « grâce
» au blues, je ne suis jamais tombé dans la grande marmite
du rock’n’roll. En dépit de son énergie
contagieuse et de son authentique simplicité, je n’ai
jamais vu dans le rock autre chose qu’une pâle copie du
blues, orchestrée « par » et « pour »
les blancs. Or mon éducation musicale m’avait conforté
dans l’idée que c’était bien du sang noir
qui coulait dans mes veines… Fort de cette conviction et doté
d’une oreille musicale rompue au son des musiques profanes,
j’avais compris que Little Richard, Chuck Berry ou Bo Diddley
n’étaient pas des chanteurs de rock’n’roll
: ceux-ci, à l’instar de leurs ancêtres, n’avaient
jamais chanté autre chose que du blues ; simplement, ils s’étaient
contentés d’en accélérer le tempo et ce
faisant, avaient contribué à populariser un genre qui
existait déjà depuis le début des années
40 : le rhythm’n’blues. Beaucoup de penseurs de la marge
ont déjà démontré que le rock’n’roll,
passé sa brève heure de gloire, ne fut en réalité
qu’un mythe destiné à consolider l’histoire
« officielle » de l’Amérique et à
maintenir son peuple aussi loin que possible des véritables
fondations de son histoire. Il suffit pour s’en rendre compte
de prendre acte du destin tragique du King of rock’n’roll,
Elvis Presley, qui emblématise à lui seul l’avènement
du rock, sa longue histoire d’instrumentalisation et sa mort
– après tout, « rock’n’roll IS
dead », non ? Utilisé à tort et à
travers, le mot rock’n’roll non seulement est une hérésie,
mais en plus est devenu une sorte de bannière fourre-tout qui
a perdu toute signification.
Mais dans ce livre consacré
à -M-, l’heure n’est pas au recueillement car la
musique de cet artiste, à bien l’écouter, ne rejoue
pas la grande tragédie de l’histoire du rock. Elle s’inscrit
plutôt dans la tradition du blues. Comprenez-moi bien : il ne
s’agit pas ici de se complaire dans un révisionnisme
vain et provocateur. Simplement, il s’avère crucial,
afin de saisir l’essence de sa musique, de faire fi d’un
certain nombre de préjugés, notamment celui ô
combien erroné qui consisterait à juger l’artiste
exclusivement au regard de sa posture de guitare-héros et à
le cataloguer un peu trop vite comme un énième ersatz
de rockeur. Cela serait bien trop réducteur pour aborder la
musique d’un artiste qui ne prend pas sa source dans ce rythme
binaire qui a changé à jamais la face du monde mais
remonte plutôt à sa racine. Quoi de plus surprenant,
me direz-vous, pour cet artiste foncièrement (post) moderne
qui reste branché sur son époque comme le bobo sur son
i-pod ? Mais à l’heure où les musiques les plus
modernes sont souvent celles qui empruntent aux traditions les plus
séculaires, il n’y a finalement rien de bien étonnant
à tout cela.
Naturellement, il serait fort
malvenu de nier à la musique de -M- un certain nombre de composantes
rock. Son jeu de guitare, entre autres choses, doit beaucoup à
Jimi Hendrix, probablement sa plus grande influence à ce jour.
À bien des égards, Jimi Hendrix est un des rares artistes
qui ait donné sens au mot rock’n’roll en l’amenant
dans une autre stratosphère. Sa trajectoire dans le monde de
la musique est unique dans le sens où elle témoigne
d’un déracinement et d’une aliénation totale.
Surnommé le « beatnick nigga » par ses compatriotes,
Jimi s’est toujours senti à l’étroit dans
la communauté noire et son microcosme rhythm & blues qui
ne présentait pas l’ouverture d’esprit nécessaire
pour accueillir sa soif de liberté. Il lui aura fallu s’exiler
en Angleterre pour lâcher prise et créer une musique
capable d’embrasser les extravagances de sa Stratocaster. Plus
que la revanche du sideman rhythm & blues qu’il fut sur
sa terre natale, la musique de Jimi Hendrix traduisait l’attitude
d’un artiste en avance sur son temps, un artiste en décalage
avec ses contemporains dont l’épanouissement et l’accomplissement
ne pouvaient s’opérer que dans un « ailleurs ».
De toute évidence, il n’y a pas eu un avant et un après
Hendrix : comme Django Reinhardt, Jimi fait partie de ces guitaristes
inégalables et de facto inégalés.
L’histoire est parfois pleine
d’ironie : il a fallu que ce soit un noir qui incarne mieux
que quiconque un genre musical inventé par les blancs ; il
a fallu que ce soit un exilé qui restitue le rock’n’roll
à son peuple. La musique populaire a toujours fonctionné
ainsi : inventeurs VS recycleurs, avant-gardistes VS arrivistes, soldats
de l’underground VS suppôts de la variet’…
Dans le cas de Jimi Hendrix, l’ironie est double puisque ses
frères de couleur n’ont jamais réellement adhéré
à sa musique, pour la bonne et simple raison que celle-ci n’invitait
pas à la danse et à la fusion des corps. À l’instar
de Chuck Berry, ses prouesses de guitare-héros l’ont
aliéné de sa propre communauté, faisant de l’artiste
un paria, certes, mais sûrement pas un renégat. Car la
musique de Jimi Hendrix transpire le blues et pue le funk à
plein nez. En cela, l’artiste ne s’est jamais coupé
de ses racines « ethniques ». Jimi jouait le blues comme
personne, avec une liberté et une inventivité incomparable.
Jimi ÉTAIT le blues : même quand il le dépassait,
il restait fermement ancré dans ses racines. Là réside
peut-être tout le paradoxe de sa musique : plus il touchait
à l’inconnu et au sacré, plus il faisait resurgir
les fantômes du blues. Curieusement, la musique de Matthieu
Chédid semble vouée à la même issue : plus
elle cherche à butiner dans d’autres musiques, plus elle
nous donne à entendre ce qui la constitue fondamentalement
– once again ladies and gentlemen…the blues.
Mais
pourquoi, à l’ère des machines et du tout synthétique,
pourquoi donc s’enticher de cette musique vieille comme le monde
? Eh bien tout simplement parce qu’on en a jamais fini avec
le blues et qu’on le retrouve toujours en filigrane derrière
les musiques qui nous meuvent et nous émeuvent. Parce que le
blues est la musique de l’âme ; parce qu’il nous
arrache des larmes ; parce qu’il est sans aucun doute l’une
des musiques qui exprime au mieux le sentiment trouble d’être
en vie, l’expérience de la vie dans ce qu’elle
a à la fois de beau et de tragique. Cela, je ne l’ai
compris que tardivement car pendant longtemps j’ai préféré
les fruits aux racines. Adolescent, le blues me paraissait être
une musique pour le moins anachronique qui ne pouvait répondre
à mes attentes de nouveauté. Je choisissais plutôt
de me tourner vers des genres en apparence beaucoup plus révolutionnaires
tels que le reggae et le hip hop qui représentaient, l’un
pour son riddim chaloupé et l’autre pour son beat dévastateur,
des sons bien plus modernes directement branchés sur le pouls
de ma génération. Mais plus je m’efforçais
de me construire loin du blues, plus j’étais rattrapé
par ses racines…
Ma « rencontre » avec
Prince fut probablement le catalyseur de cette prise de conscience.
Si l’on me demandait de résumer l’œuvre de
ce génie en une chanson, ce serait incontestablement Kiss.
Tout d’abord pour des raisons affectives puisqu’elle représente
ma toute première incursion dans l’univers princier.
Cette chanson a bouleversé le cours de mon existence, probablement
parce que je n’avais jamais rien entendu de tel auparavant :
j’eus l’impression d’être subitement projeté
dans un futur que même le plus grand des romans de science-fiction
n’eût été en mesure de toucher. C’est
bien la qualité « mythique » de cette chanson,
qui ne semble pas impliquer de « passé », qui me
plongea dans un « à-venir » à la fois effrayant
et excitant. Kiss était et demeure encore aujourd’hui
le son du futur, c’est-à-dire le son de ce qui n’existe
pas. Au-delà de son esthétique spartiate avec son beat
minimaliste et ses étranges motifs de synthétiseurs,
Kiss possède cette qualité si rare d’appartenir
à un autre espace-temps. L’aura de cette chanson –
qui, soit dit en passant, reste à mes yeux LE plus grand tube
de l’histoire de la pop – semble bel et bien dépourvue
de toute « historicité ». C’est pourquoi
chaque nouvelle écoute est comme une première écoute
: je ne me lasse pas de (re)découvrir indéfiniment ce
petit bijou de composition. Mais il y a plus : croyant l’avoir
digérée, je réalisai quelques années plus
tard que Kiss, à travers sa structure et sa progression
d’accords I-IV-V, n’était en réalité
rien d’autre qu’un bon vieux blues légèrement
altéré. Cette chanson aux accents futuristes ne présentait
rien de nouveau dans son essence même. Une fois de plus, le
blues tirait les ficelles…
J’eus la même révélation
lorsque je succombai pour la première fois à la pulsation
magique du reggae via Bob Marley. Outre sa voix haut perchée
qui se veut le réceptacle de toute la souffrance de ce bas
monde, ce qui frappe à l’écoute de ses enregistrements
est la qualité intrinsèquement bluesy de ses arrangements
de guitare. Ses deux principaux guitaristes, Al Anderson et Junior
Marvin, ont su insuffler à sa musique une dimension universelle
à travers leur sensibilité blues. D’où
cette réflexion : c’est en effet grâce au blues
que le plus grand des prophètes rasta est parvenu à
exporter son reggae insulaire et à conquérir le monde,
devenant le plus grand des prophètes (tout court). Quelques
années plus tard, j’eus la confirmation de mon intuition
en apprenant qu’un certain Donald Kinsey avait participé
à l’enregistrement de Rastaman Vibration en
1976 et avait intégré les Wailers pour leur tournée
consécutive (immortalisée par l’enregistrement
Live At The Roxy). Jeune guitariste prodige noir américain
de l’Indiana, Kinsey avait dirigé le blues band d’Albert
King à l’âge de dix-sept ans avant de trouver son
salut sur l’île des rastas – il rejoindra par la
suite la formation de Peter Tosh, Word, Sound and Power. Tout était
donc clair…
Ainsi,
le plus clair de mon enfance fut bercé par les grandes voix
du blues. Des voix tour à tour nasillardes, rocailleuses, criardes,
gutturales, discordantes. Des voix presque surnaturelles qui m’invitaient
à repenser de façon radica-le les frontières
pour le moins poreuses entre la musique et le bruit, l’harmonie
et la dissonance, le beau et le laid. Ces voix se nommaient Willie
Dixon, Jimmy Rushing, Big Joe Turner, Howlin’ Wolf, Eddie ‘Cleanhead’
Vinson, T-Bone Walker, Buddy Guy, B.B. King et j’en passe…
Ces chanteurs ont eu une influence inestimable sur ma façon
d’écouter : ils ont contribué à forger
mon goût pour les voix « atypiques », ces voix qui
semblent faire écho à tout ce que le monde comporte
de mystérieux. Mais plus encore, ces voix intemporelles possèdent
cette qualité intimiste qui vous place dans la plus secrète
des confidences. Cette chaude intimité, celle qui crée
l’illusion d’être l’unique récepteur
d’un chant qui de toute façon ne peut s’adresser
qu’à vous et vous seul, on la retrouve dans le phrasé
melliflu des crooners américains comme Frank Sinatra, Nat King
Cole, Harry Belafonte, Sam Cooke ou encore Chet Baker. Mais l’on
s’en approche aussi à travers la voix de -M- qui fait
resurgir dans un même élan les voix de mon enfance et
les mythes du blues. La sincérité de son chant, la fragilité
de son falsetto, cette voix brute et imparfaite à la virginité
assumée, bref la conjugaison de tous ces éléments
me pousse à croire que cet artiste ingénu s’inscrit
dans la droite lignée de la grande tradition orale du blues.
Qui plus est, comme la plupart des voix de mon enfance, Matthieu Chédid
s’accompagne d’une guitare pour conter ses petites histoires,
se faisant ainsi le dépositaire d’un certain héritage
de la poésie orale contemporaine – celui des rambling
men et autres artistes de talkin’ blues. Évidemment,
sa musique n’y est pas étrangère. Nous voilà
en présence d’un artiste français qui réinvestit
avec élégance les harmonies bâtardes du blues.
Ses chansons regorgent de ces accords de septième de dominante
qui lui permettent de mélanger tous azimuts intervalles majeurs,
mineurs et diminués. Il suffit de réécouter attentivement
les exaltations et lamentations du chant de sa guitare pour y trouver
un goût prononcé pour les chromatismes, ces motifs hybrides
qui se jouent des schémas harmoniques classiques. Mais surtout,
sa musique présente un recours obsessionnel aux blue notes
qui ont donné au blues et à la musique afro-américaine
ce climat expressif si particulier. Ces notes flottantes, équivoques,
entre majeur et mineur – ces notes qui contestent les intervalles
rigides de la musique occidentale – foisonnent dans la musique
de -M- : elles situent l’artiste dans un « entre-deux
» qui tend à caractériser idéalement sa
musique fondamentalement impure.
Pour autant, la qualité
intrinsèquement bluesy du jeu de Matthieu Chédid et
de sa musique ne saurait se réduire à quelques blue
notes. Aussi permettez-moi cher lecteur, afin de mieux vous en convaincre,
de revenir un instant sur ma propre expérience live
de -M-, une expérience fondatrice qui constitue la pierre angulaire
de ma réflexion.
©
Autour du livre - 2008
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"-M- le mot dit"
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-M-
le mot dit |
TIRAGE
NORMAL / COLLECTOR (12€) |
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176
pages - paru le 24 novembre 2008
12
€
EAN: 978-2916560-120

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