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Le
mot de l'auteur - La
playlist de Born in the U.S.A.
Revue
de Presse - Commander -
Soirée de lancement
Born
in the U.S.A. dédicacé par Bruce Springsteen

#1
BORN IN THE U.S.A.
Anatomie d'un mythe
par
Hugues Barrière
illustration de Charles Berberian
Vingt
ans après sa publication, Born in the U.S.A.
reste de très loin la chanson la plus connue du rocker américain
Bruce Springsteen, son totem, celle qui lui a apporté la plus
vaste notoriété. Avec pas moins de huit versions différentes
publiées (et autant qui auraient mérité de l'être),
elle occupe une place majeure dans l’œuvre du chanteur,
cristallisant une vision sans concession de l’Amérique
et renvoyant le reflet d’une époque controversée.
Pourtant beaucoup se sont lourdement mépris sur son sens véritable,
croyant y entendre, au cœur des années Reagan, l’expression
militante d’un patriotisme triomphant, alors que les paroles
sans équivoque racontent au contraire le sort accablant d’un
vétéran du Vietnam rejeté dans et par son propre
pays. Dix ans après Born to Run et dix ans avant The
Ghost of Tom Joad, Born in the U.S.A.
est la pierre angulaire de la carrière de Bruce Springsteen,
le catalyseur alchimique d’un succès sans précédent
et d’un séisme dont l’onde continue de résonner
aujourd’hui. Une chanson que son destin à nul autre pareil
a transformée en mythe de l’histoire du rock, au sens
propre comme au sens figuré, et dont le temps nous permet aujourd’hui
de détailler la complexe anatomie et de raconter la singulière
saga. Rarement 4’39 minutes de rock auront été
à l’origine d’une si
étonnante et édifiante histoire. La voici dans ses moindres
détails.
Chroniqueur
au magazine Compact-Crossroads, Hugues
Barrière est l'auteur de nombreux articles sur
Bruce Springsteen ainsi que le co-auteur de deux ouvrages sur le chanteur,
dont Bruce Frederick Springsteen, paru en 2003 (Castor Astral) et
a récemment participé à la refonte du Dictionnaire
du Rock (Larousse, 2005). Il est en outre l'éditeur des "cahiers
du rock".
160
pages - paru le 25 avril 2006


Le
mot de l'auteur
"Malgré
deux livres et demi* déjà publiés sur Springsteen, il me restait encore
pas mal de choses à raconter sur cet inépuisable sujet. Je n'avais,
comme on dit, que l'embarras du choix. Je voulais m'adresser aux fans
mais aussi à la grande majorité des gens qui connaissent Springsteen
sans être des aficionados, ou du moins qui croient le connaître, car
c'est bien là que le bât blesse.
D'une
façon générale, bien au-delà des seules chansons du Boss, les gens
écoutent la musique sans y faire vraiment attention, et croient la
connaître lorsqu'ils n'en ont, en réalité, retenu qu'une mélodie et
au mieux un refrain. C'est dommage mais c'est ainsi.
Pour
tenter une fois de plus de lutter contre les préjugés, les clichés
et les raccourcis concernant Springsteen, il m'a bien fallu repartir
des fondamentaux, c'est à dire de là par où l'insidieuse confusion
s'était engouffrée : Born in the U.S.A. Plus j'avançais dans
mes recherches et dans mon analyse du phénomène (comment la chanson
la plus connue d'un artiste peut-elle être sa chanson la moins bien
comprise ? quel trajet une chanson emprunte-t-elle entre l'artiste
et son public ? quel rôle joue l'image de l'artiste ?), et plus je
fus impressionné par le destin hors du commun de cette chanson. De
moins en moins importait, finalement, son sujet, ce qu'elle dit, c'est
son destin qui devenait exemplaire, depuis sa génèse jusqu'à ce jour,
en faisant, en quelque sorte, le personnage principal d'un roman doté
d'innombrables rebondissements... jusqu'à ce 7 avril 2006, où, alors
que le livre était déjà sous presse, il m'a fallu y ajouter in extremis
un épilogue (malheureux), comme des points de suspension là où je
pensais pouvoir inscrire un point final, comme le signe d'un destin
qui ne veut pas se résigner."
Hugues
Barrière
*
Marcher comme Brando (Fnac.com, 2003)

Sommaire
de
"Born in the U.S.A."
"Bruce
Springsteen" par Charles Berberian
Introduction
Born
in the U.S.A. / Né aux U.S.A. (paroles et traduction de la
chanson)
1.
Du Vietnam aux U.S.A.
Réformé
4F
Une conscience politique sommaire
Une
rencontre déterminante
Une soirée pour les vétérans du Vietnam
"Vietnam"
Un titre pas tout à fait original
Un accouchement sans douleur
Un choix (trop ?) rapide
Une pochette raccord
Un accueil unanime
La surprise de Schrader
Bossmania
2.
Une méprise colossale
Les
raisons de la confusion
Le choix de l'album
Le Rambo du rock
Des circonstances pas du tout atténuantes
D 'épaisses tentatives de récupération
Le self-made man
Un conservateur né aux Etats-Unis
La réponse du berger à la bergère
Stars and stripes
Une partition déroutante
Qui écoute les parles des chansons de toute façon
?
Le rôle des produits dérivés musicaux
L'homme aux deux visages
3.
La solution du patron
Une
responsabilité partagée
Un mutisme coutumier
Une chanson rarement reprise
Continuer à la chanter
Deux tentatives qui passent inaperçues
Une réponse par disque interposé
L'image d'Epinal commence à s'estomper
La vision de John Hammond
Une explication claire
Une quête permanente
Une ultime tentative
Conclusion
Epilogue
(malheureux)
Chronologie
sélective
La
bande son de Born in the U.S.A.
Bibliographie
sélective
Remerciements

Lire
un extrait de
"Born in the U.S.A."
Introduction
«
OOOONE… TWOOOO… ONE TWO THREE FOUR... » L’orgue
de Danny Federici et le synthétiseur du « Professeur
» Roy Bittan attaquent d’un ton martial les sept notes
en boucle du riff d’exposition en si majeur : (si) fa#... mi
fa# sol# mi fa#... / (si) fa#... mi fa# sol# mi fa#... Max Weinberg
assomme ses caisses. Toute la puissance scénique du E Street
Band se met en branle devant quatre-vingt mille spectateurs bouillonnants.
D’un bras robuste, Bruce brandit sa guitare et l’oppose
à la clameur de la foule, telle une arme de communion massive,
prête pour le combat sans merci qu’il livrera durant plus
de quatre heures. Bandana vissé sur le front, il laisse glisser
sa Fender Esquire Golden sur ses abdominaux, empoigne solidement son
micro et s’époumone avec rage : « Born down in
a dead man’s town / The first kick I took was when I hit the
ground / End up like a dog that’s been beat too much / Till
you spend half your life just coverin’ up ». Dressant
le poing vers le ciel, il assène alors sa célèbre
incantation : « BOOOOORN IN THE U-S-AAAAA…. I was BOOOOORN
IN THE U-S-AAAAA... ». À l’unisson, la foule parisienne
exulte. Elle a un peu zappé le premier couplet mais entonne
joyeusement le refrain : « BOOOOORNE IN ZE YOU-ESSAAAAAI...
». Venus des quatre coins de France, de Belgique, d’Espagne
ou d’Italie, originaires d’Europe, d’Asie, d’Australie
ou d’Amérique, ils sont apparemment tous nés aux
États-Unis ce soir-là.
Cette
chanson, Born in the U.S.A., par Bruce Springsteen et son
E Street Band, qui ne l’a pas entendue au cœur des années
1980 ? À la radio, à la télévision, dans
sa voiture, dans une discothèque ou un bar, sur sa chaîne
hi-fi ou sur son baladeur, ou encore dans un stade comble… Qui
donc a pu y échapper ? Qui n’a pas été
frappé, positivement ou négativement, par la puissance
de cet hymne, n’en retenant à l’occasion que son
titre ô combien réducteur ?
Vingt
ans après sa publication, Born in the U.S.A. reste
de très loin la chanson la plus connue du chanteur américain,
son totem, celle qui lui aura apporté la plus vaste notoriété.
Celle qui persiste aujourd’hui dans toutes les mémoires
bien qu’elle soit loin d’être la meilleure ni la
plus représentative parmi les cinq cents et quelque composées
par son auteur. Celle qui, pour beaucoup, symbolise le rock viril
made in U.S.A. du « Boss ». Qui, du jour au lendemain
ou presque, a transformé ce dernier en une véritable
icône populaire. Car il y a bien un « avant » et
un « après » Born in the U.S.A. Avant,
Bruce Springsteen est une star, un rocker salué par la critique,
admiré voire adulé par une communauté de fans
et un public rock de plus en plus nombreux, qui a fait simultanément,
dix ans plus tôt, la couverture des magazines Time et Newsweek,
et dont l’avant-dernier album, The River, s’est facilement
hissé à la première place du classement. Après,
c’est une icône, un symbole, un phénomène
de société, une mégastar, le plus grand –
voire le dernier, croit-on à l’époque –
des vrais rockers, l’incarnation du rêve américain
devenu réalité. Le magazine Newsweek le définit
comme « une sorte d’archétype américain.
Il est le Gary Cooper du rock’n’roll. » Après
Born in the U.S.A., il n’est plus seulement le «
Boss » aux yeux de ses fans, il est « The Boss »
à travers l’ensemble du monde occidental, des États-Unis
à l’Australie, de l’Europe au Japon, et pour beaucoup,
il est même tout simplement « Bruce », comme il
y a eu Elvis et Bob, Mick et Keith, John Paul George et Ringo, et
quelques autres.
Et
pourtant… Et pourtant beaucoup se seront lourdement mépris
sur le sens de cette chanson, croyant y entendre, au cœur des
années Reagan, l’expression militante d’un patriotisme
triomphant, alors que les paroles sans équivoque racontent
au contraire le sort accablant d’un vétéran du
Vietnam rejeté dans et par son propre pays.
Avec
pas moins de neuf versions différentes publiées successivement
dans la discographie et la vidéographie de Springsteen –
et autant de versions inédites qui auraient mérité
de ne pas le rester – il est clair que Born in the U.S.A.
occupe une place majeure dans l’œuvre du chanteur. Chanson
d’ouverture de son album éponyme, demeurée quatre-vingt
cinq semaines consécutives dans le Top 10 américain,
elle cristallise une vision de l’Amérique et le reflet
d’une époque controversée où réussite
et prospérité côtoient échec et exclusion.
Dix ans après Born to Run et dix ans avant The
Ghost of Tom Joad, Born in the U.S.A. aura été
la pierre angulaire de la carrière de Bruce Springsteen, le
catalyseur alchimique d’un succès sans précédent
et d’un séisme dont l’onde continue de résonner
aujourd’hui. Une chanson que son destin à nul autre pareil
a transformée en mythe de l’histoire du rock, au sens
propre comme au sens figuré, et dont le temps – vingt
années – nous permet aujourd’hui de détailler
la complexe anatomie et de raconter la singulière saga. De
quoi parle donc cette chanson ? Par quoi a-t-elle été
inspirée ? Comment a-t-elle été créée
? Pourquoi a-t-elle rencontré un tel écho auprès
du public ? Et surtout comment le tube le plus notoire de Springsteen
a-t-il pu devenir sa chanson la moins bien comprise et déteindre
à ce point sur l’image pourtant avantageuse du chanteur
? Comment Bruce Springsteen a-t-il réagi face à cette
interprétation erronée, consciente ou non, de son œuvre
et de son message par une frange importante de son auditoire et de
la population ? Rarement 4’39 minutes de rock auront été
à l’origine d’une si étonnante et édifiante
histoire. La voici dans ses moindres détails.
Oooone…
Twoooo… One two three four...
© Hugues Barrière / Autour du livre. Toute
reproduction interdite sans autorisation

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"Born in the U.S.A."
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10 € ISBN
: 978-2916560-00-9
160
pages - Paru le 25 avril 2006

Born
in the U.S.A. dédicacé
par
Bruce Springsteen

Soirée
de
lancement
9 mai 2006 au Hard Rock Café
14
bd Montmartre, 75010 Paris


Hugues
BARRIERE dédicacera son
dernier livre "Born in the U.S.A., Anatomie
d'un mythe" au salon du livre de Paris le samedi
24 mars 2007 à 18h00 (Pte de Versailles,
stand F190/H191 - Région Ile de France).
Il
animera également les tables-rondes suivantes :
-
vendredi 23 mars 2007 à
17h00 (stand VIRGIN):
"Elvis Presley, trop de plaisir tue le plaisir".
-
samedi 24 mars 2007 à
11h30 (stand Région IdF F190/H191)
"Le Rock a-t-il changé le monde ?"
-
mardi 27 mars 2007 à
13h00 (stand
VIRGIN):
"Punk : trente ans de colère"
|

Revue
de Presse
de "Born in the U.S.A."


|
(Hors-Série
n°2 - Spécial Bruce Springsteen - janv. 2009)

|

|
(Emission Rock
Star - M6 Music rock - 15 déc. 2007)

cliquez
sur l'écran ci-dessus pour visionner le clip vidéo
|


| 
(sept. 2006)
Il
est possible de s'intéresser au rock sous un angle érudit
et sérieux. La preuve avec deux livres de la collection
Les Cahiers du Rock : l'un consacré aux rapports entre
religion et rock, l'autre consacré au plus célèbre
tube de Bruce Springsteen.
Hugues
Barrière "Born in the U.S.A." (Les Cahiers
du Rock)
Grand
connaisseur du Boss (il lui a déjà consacré
plusieurs livres), Hugues Barrière s'intéresse
à la chanson "Born in the U.S.A." De sa création
à sa réception par le public (certains n'ont pas
compris qu'il s'agissait d'une chanson à propos d'un
vétéran de la guerre du Viet Nam), l'auteur dresse
le portrait d'une Amérique traumatisée par la
première guerre qu'elle ait jamais perdue, et hisse Springsteen
au rang des plus grands artistes américains. Fils spirituel
d'Elvis et de Dylan (et par filiation de Woody Guthrie), Bruce
est un peu la conscience sociale du rock US. Une personnalité
indispensable donc.
JM
Grosdemouge
"Born
in the U.S.A. Anatomie d'un mythe", 160 pages, 10 euros.
Visitez
le webzine M-la-Music
|
| L'avis
de la Fnac : 
(sept.2006)
L'histoire
complète et fascinante de "Born in the USA",
la chanson fétiche de Bruce Springsteen.
1984.
Une date à retenir dans l'histoire du rock et de la critique
politique : Bruce Springsteen, alias The Boss, lance un pavé
dans la mare de l'Amérique triomphante avec "Born
in the USA". Cette chanson mythique, qui se hissera tout
en haut des charts, connaîtra de nombreuses versions,
et sera en quelque sorte le titre marquant l'apothéose
de la carrière de Bruce Springsteen. Pourtant, un malentendu
perdure, lié à la fois au titre et au refrain
d'une chanson qui ne célèbre en aucun cas le mythe
américain… mais tend au contraire à le désintégrer,
à travers l'histoire d'un vétéran lâché
par son propre pays après son retour de la guerre…
Hugues Barrière, spécialiste de Bruce Springsteen
et chroniqueur au magazine "Compact-Crossroads", entreprend
ici de nous révéler les arcanes de cette étonnante
saga musicale dans un joli petit livre de quelque 150 pages.
Pour les fans du Boss, et les autres.
Visiter
le site de la Fnac
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Ecouter
(Cette chanson
a une histoire - mercredi 2 août 2006) |
Ecouter
(Musicmag - mardi
4 juillet 2006) |
| 
(mai 2006)
Une
seule chanson...
Les
rock-critics américains nous avaient déjà
fait le coup : écrire tout un livre sur une seule chanson
– on pense à Greil Marcus et son magnifique "Like
A Rolling Stone", entièrement consacré aux
6 minutes 30 du classique immortel de Bob Dylan. En France,
Laurent Chalumeau avait publié un petit volume sur "Me
And Bobby McGee" de Kris Kristofferson, popularisé
par Janis Joplin. C'est au tour de Hugues Barrière, éminent
spécialiste français de Bruce Springsteen (sur
qui il a déjà écrit deux bouquins), de
nous proposer "Born In The USA – Anatomie d'un mythe"
(édition Les Cahiers du Rock / Crossroads), à
propos de la plus célèbre chansons du Boss, mais
aussi la moins bien comprise !
Gilles
Verlant
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Ecouter
6
mai 7
mai
(L'Odyssée du Rock - samedi 6 et dimanche 7 mai 2006) |

Mouv'
Session - Kenza - vendredi 5 mai 2006 |



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