déjà parus dans la collection

Born in the USA Antichrist Superstar Rock & Religion Muscle ShoalsL'Abécédaire de rien

Pet Sounds   



#1
BORN IN THE U.S.A.

Anatomie d'un mythe

par Hugues Barrière
Illustration de Charles Berberian

Vingt ans après sa publication, Born in the U.S.A. reste de très loin la chanson la plus connue du rocker américain Bruce Springsteen, son totem, celle qui lui a apporté la plus vaste notoriété. Avec pas moins de huit versions différentes publiées (et autant qui auraient mérité de l'être), elle occupe une place majeure dans l’œuvre du chanteur, cristallisant une vision sans concession de l’Amérique et renvoyant le reflet d’une époque controversée. Pourtant beaucoup se sont lourdement mépris sur son sens véritable, croyant y entendre, au cœur des années Reagan, l’expression militante d’un patriotisme triomphant, alors que les paroles sans équivoque racontent au contraire le sort accablant d’un vétéran du Vietnam rejeté dans et par son propre pays. Dix ans après Born to Run et dix ans avant The Ghost of Tom Joad, Born in the U.S.A. est la pierre angulaire de la carrière de Bruce Springsteen, le catalyseur alchimique d’un succès sans précédent et d’un séisme dont l’onde continue de résonner aujourd’hui. Une chanson que son destin à nul autre pareil a transformée en mythe de l’histoire du rock, au sens propre comme au sens figuré, et dont le temps nous permet aujourd’hui de détailler la complexe anatomie et de raconter la singulière saga. Rarement 4’39 minutes de rock auront été à l’origine d’une si étonnante et édifiante histoire. La voici dans ses moindres détails.

10 €                    ISBN : 978-2916560-007

160 pages - Paru le 25 avril 2006

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#3
Antichrist Superstar

Marilyn Manson face à ses démons

par Charlotte Blum
illustration de Charles Berberian

Antichrist Superstar est un album concept, compliqué, presque incompréhensible, qui en appelle à la culture (références philosophiques, littéraires et bibliques), à l’intelligence et à la sensibilité. Best seller, il est le premier album de métal à atteindre le haut des charts avec une image aussi sombre. Lorsqu’il est envoyé aux médias, sa fiche de presse dit qu’il annonce l’arrivée de l’Apocalypse, mais que Marilyn Manson, appelé le Révérend, sauvera ceux qui le valent. Il s’agit d’un appel d’offre, d’un recrutement. Manson veut former une armée. Mais pas n’importe laquelle, car sa croisade est périlleuse. Il attaque de front deux grands monstres : l’Amérique, beauf et apathique, et la religion, dictatoriale et abrutissante. Pour cela, il ne passe pas par quatre mais par dix, vingt chemins, références à Nietzsche, Schopenhauer, Milton, Shelley, métaphores alambiquées, numérologie, souvenirs d’enfance. Chaque détail en cache un autre, chaque phrase demande une analyse. Antichrist Superstar est un album fatiguant. Mais passionnant. Un album à tiroir. Son impact sur les jeunes est immense. Des bastions d’ados se rallient à sa cause, tentent de devenir le Révérend, en font un Dieu tout puissant. Mais beaucoup n’ont pas compris ses paroles : si Manson leur dit de rejeter toute forme de religion, c’est uniquement pour qu’ils deviennent eux-mêmes leur propre Dieu. L’Amérique, quant à elle, prend peur. Manson passe pour un fou dangereux et son disque comme ses concerts sont appelés au boycott. Dans son coin, l’Antéchrist se marre. Il est parvenu à ses fins : le monde entier est tourné vers lui, certains buvant ses paroles, d’autres le regard assassin…

10 €                          ISBN: 978-2916560-045

160 pages - Paru le 8 mars 2007



#4
Rock & religion

Dieu(x) et la musique du diable

par Fabien Hein
Illustration de Charles Berberian

De tous temps, les hommes ont eu tendance à mythifier, sacraliser et déifier, vénérant idoles de pierre et dieux de l’esprit. Aujourd’hui, de nouvelles divinités émergent parmi les stars bien terrestres du sport, du cinéma et… du rock. Qu’ils aspirent à la pureté du Paradis ou côtoient les forces de l’Enfer, les dieux du rock n’ont cessé d’emprunter préceptes, images, vocabulaire, comportements et pratiques à une religion, qui, jusque là, avait toujours fait bon ménage avec la musique. Scènes rock et religieuses possèdent chacune leurs apôtres, fidèles et autres disciples, toujours prompts à les célébrer par des cultes comparables en de nombreux points. Ensemble, ils composent un puissant vecteur de propagation de la foi. Mais quelle foi ? Le rock est-il une religion ? Face à un clergé défendant son pré carré, tantôt hostile, tantôt favorable – s’accommodant même d’un « rock chrétien » en plein essor – le rock compose avec de multiples croyances : judaïsme, islam, hindouisme, satanisme... Comment le rock profane a-t-il pu ainsi pénétrer le royaume sacré des Dieux ? Au prix de quelles tensions ? Pour quels résultats ? Rock & Religion y répond en faisant le point sur les rapports étroits progressivement tissés entre culture rock et cultes religieux, entre Dieu(x) et la « musique du Diable ».

10 €                         ISBN : 978-2916560-038

160 pages - Paru le 1er septembre 2006



#5
Muscle Shoals

Capitale secrète du rock et de la soul

par Sebastian Danchin
Illustration de Phil Donny

Au cœur des années soixante, la minuscule agglomération semi-rurale de Muscle Shoals devient l’une des grandes capitales musicales de la planète, capable de rivaliser par son impact et son rayonnement avec New York, Londres et Los Angeles en donnant naissance à ce qu’il est désormais convenu d’appeler le Muscle Shoals sound. S’y croisent notamment les Rolling Stones, Paul Simon, Aretha Franklin, Wilson Pickett, Rod Stewart, Cher, Bobby Bland, Boz Scaggs, Art Garfunkel, Etta James ou Little Milton, pour ne citer que la pointe de l’iceberg. Si les univers musicaux de Memphis, Detroit, Nashville ou La Nouvelle-Orléans ont fait l’objet de nombreuses publications, Muscle Shoals reste à ce jour une entité floue, un nom à l’exotisme abstrait tout juste évocateur d’enregistrements mythiques. Avant de gagner sa place au soleil, les Shoals, terre du Vieux Sud pétrie d’évangélisme, ont traversé bien des épreuves. Du premier studio improvisé à la poignée de survivants, à l’ère des ProTools, les épreuves et les tribulations christiques de ce coin perdu du Bible Belt méritaient d’être contées, dans leur pleine dimension historique et sociale. Car cette ascension spectaculaire n’est pas seulement une belle fable musicale ; elle permet aussi de voir comment le sens de l’entreprise propre à l’Amérique triomphante de l’après-guerre est venu affecter les régions les plus reculées d’un Sud décidé à sortir de l’ombre, un siècle après sa défaite. En remontant le fil de l’histoire, en suivant le parcours humain de ses principaux acteurs et en détaillant l’abondance de sa moisson artistique, Sebastian Danchin rompt avec le secret afin que Muscle Shoals trouve enfin sa place sur la grande scène de la soul et du rock.

15 €                         ISBN: 978-2916560-052

240 pages - Paru le 8 mars 2007



#6

L'Abécédaire de rien

de ce §#ç&%$ de monde du "rock"

par Le Belgian Doctor (a.k.a. Pascal Samain)
postface de Gilles Verlant
illustrations
de Doc Reggae (a.k.a. Bruno Blum)

Le Belgian Doctor, pseudonyme d’un incertain Pascal Samain, est né en 1958, du moins le lui a-t-on dit, en Belgique, du moins le croit-il. Après avoir raté toutes les études qu’il n’avait pas entamées, il décide de devenir écrivain. Des éditeurs auront la bonté de publier trois de ses livres. En 2004, il achète un exemplaire du magazine Compact-Crossroads et propose ses services à Christophe Goffette, « Da Boss ». Samain n’aurait jamais cru devenir un jour rock critic, situation pour lui assez… critique. Car il est d’autre part convaincu que les magazines rock sont d’un ennui lysergique. Assez rapidement, Samain crée un style de chroniques fait de subjectivité et de littérature. Il demeure persuadé qu’il ne vaut pas la peine d’écrire quoi que ce soit sur le rock si on ne raconte pas une HISTOIRE. Ses textes sont donc composés d’anecdotes (il n’hésite pas à s’inclure dans la composition) et basés sur le sentiment : il RACONTE ce qu’il a vécu en écoutant un disque. Meilleur manière de dépasser le langage basique du « rock » journalisme. Mais comme il use aussi de mauvaise foi, n’hésitant pas à dire du mal de ses musiciens préférés, les clans se forment. On est POUR ou CONTRE Samain. Lui est bien convaincu d’avoir ainsi touché au but : faire vivre, and let die. Il prend alors conscience de son devoir de poursuivre et mettre à mort les arnaques du vocabulaire dit « de rock ». S’en suit cet abécédaire navré et navrant…

Reading : Du verbe to read, lire. Les musiciens dits « de rock » ne lisent jamais de livres et ne sont abonnés à aucun journal. Non mais.
Heavy (Rock) : Sous-classe de l’espèce « rock ». Le Heavy Rock serait, d’après les fans de plus de 60 ans, du « rock » : lourd.
Rock (Heavy) : Pléonasme. Comparé à n’importe quel accord de blues, le « rock » est d’office lourdingue.
Who (The) : Qui ?
Belle Arnaque : Traduction française de Major Company.
Bruce : Springsteen. Musicien borné in the USA.
Rock : Quoi ? Wotdyasay ?
Air : Duo français de musique de chambre à.
Yes : Oh no !
Hi-Hat : Élément constitutif d’une batterie. Signifie : « Bonjour Chapeau ! ». C’est con, non ?

12                      ISBN: 978-2916560-083

192 pages - paru le 25 juin 2007

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#7
Pet Sounds

L'achèvement de Brian Wilson

par Gaël Tynevez
illustration de David Scrima
préface de François Gorin

PET SOUNDS est l’album le plus fameux des Beach Boys, arrivant régulièrement en tête des classements des meilleurs disques pop/rock de tous les temps (ou juste derrière le Sergent Poivre des Beatles). Chef d’œuvre de Brian Wilson, fondateur, leader, compositeur et producteur du groupe, cet album culte, paru il y a quarante ans, au mois de mai 1966, a passé sans encombre l’épreuve du temps, malgré ce nom un peu ridicule, une pochette très éloignée des canons habituels de la pop, une humeur musicale crépusculaire et un compositeur californien totalement sourd d’une oreille. Pourtant, s’il n’en reste qu’un, ce sera bien celui-là. Oubliés, pour un temps, les Beach Boys, la maison de disques Capitol... Le génie Wilson se concentre pour accéder au mythe et produire ces chants éternels que sont « Wouldn’t It Be Nice », « God Only Knows », « Don’t Talk (Put Your Head On My Shoulder) » ou encore « You Still Believe In Me ». Autant dire, pour tous ses contemporains, des tables de loi qui font encore autorité. Il ne passe d'ailleurs pas un jour sans qu'un film, un reportage ou un écran publicitaire ne les utilise encore. Il n'est pas un musicien, du plus anonyme au plus célèbre, qui n'encense la perfection ultime et miraculeuse de ce disque exemplaire, véritable pierre de rosette du rock. Si curieusement, à sa sortie, PET SOUNDS n’a pas rencontré le succès commercial des productions passées des garçons de la plage, il représente néanmoins l’achèvement artistique de son auteur, son opus magnum, et, pour ses pauvres concurrents, la parfaite illustration du mythe de Sisyphe. Mais ce triomphe musical, cet achèvement, est aussi (et surtout) le début d’un long déclin personnel. Brian Wilson, incapable de se dépasser lui-même, cesse toute activité après la débâcle de SMILE en 1967. Processus de disparition, d’évanouissement, qui rappelle le chemin emprunté par Syd Barrett, premier chanteur et fondateur de Pink Floyd. PET SOUNDS, l’achèvement de Brian Wilson raconte l’histoire de cet album unique, s’attache à comprendre ses origines profondes, à faire intimement revivre sa conception, ainsi qu'à mesurer son influence. Mais il raconte aussi et surtout l'histoire d'un homme, face à son sacre en même temps qu'à sa veillée funèbre.

12                        EAN: 978-2916560-069

160 pages - paru le 25 juin 2007

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#8
Qui a tué Elvis ?

Mort(s) d'un Roi

par Nikola Acin
illustration de David Scrima

16 août 1977. Il ne reste d’Elvis Presley qu’une dépouille à moitié nue, le visage noyé dans une mare de vomi, la bouche ouverte, la langue à moitié tranchée par sa mâchoire déjà rigide. Ainsi est mort un homme de quarante-deux ans qui a changé le monde, aussi démesuré dans l’indignité de son trépas que dans la flamboyance du destin qu’il s’était choisi. Vulgaire et gracieux, noble et médiocre, réactionnaire et innovateur, lubrique et pieux, Elvis fut tout pour tout le monde et, au final, rien pour lui-même. Alors que trente ans nous séparent désormais de la date de sa mort officielle, les questions hantent toujours les esprits : pourquoi Elvis est-il mort ? Et, directement ou indirectement, quelqu’un ou quelque chose l’a-t-il tué ? Car si tout le monde s’accorde à reconnaître que sa consommation proprement inimaginable de médicaments a eu raison de sa santé physique (et probablement mentale), ce constat n’est pas suffisant. Peut-être parce qu’on cherche toujours un coupable pour la mort d’un être aimé. Peut-être aussi parce qu’il y a des tas de façons de tuer un homme. Et la plus pernicieuse est de lui ôter le goût de la vie. Quiconque consultera l’un des innombrables recueils de souvenirs, biographies et livres théoriques comprendra vite à quel point l’existence d’Elvis a été pourrie par des choix malencontreux, des hésitations malheureuses, des veuleries coupables, des exploitations minables et des trahisons honteuses, depuis les turpitudes et les manipulations du Colonel Parker jusqu’aux bouffonneries de ses hommes de main, dont l’unique activité a été, durant un quart de siècle, d’obéir aux caprices de leur employeur. Et si, finalement, le King avait juste décidé de commettre « le plus lent suicide de tous les temps » ? S’il s’était laissé mourir, lentement, inconsciemment, incapable de vivre une existence normale, isolé dans la tour d’ivoire de Graceland où il régnait en monarque absolu, désespéré par le deuil de sa mère, jamais achevé, par le départ de son épouse Priscilla, par l’étourdissement mental du concert Aloha From Hawaii, par sa situation financière désastreuse après un nouveau coup bas du Colonel. Tel un antiportrait, Qui a tué Elvis ? dresse l’inventaire des « petites morts » successives de l’homme-Roi Elvis, avant qu’il ne renaisse en un mythe éternellement vivant.

12                        EAN: 978-2916560-076


144 pages - Paru le 15 mars 2008

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#9
Elvis est vivant !

Résurrection(s) du Roi

par Gabriel Segré
illustration de David Scrima

postface de Hugues Barrière

Dans l’après-midi du 16 août 1977, Elvis Presley est retrouvé inanimé dans sa salle de bain. Il décède quelque temps plus tard au Baptist Memorial Hospital de Memphis, âgé de 42 ans. La nouvelle fait instantanément le tour du monde. Les radios modifient leur programmation. Les journaux changent leur une. Soixante-quinze mille personnes se regroupent devant les grilles de Graceland, la propriété du chanteur, afin de lui rendre un ultime hommage. Les déclarations officielles, éloges et messes se multiplient. Le 18 août, dans un cortège funèbre composé de dix-sept limousines blanches, le corps de Presley est emmené vers le cimetière Forest Hill avec les honneurs dus à un chef d’État. On ne trouve plus une fleur dans tout le Mississippi. Elvis Aaron Presley, le roi du rock’n’roll, né à Tupelo en 1935, est mort et enterré. C’est, semble-t-il, la fin d’une vie, d’une œuvre, d’une histoire, d’un phénomène qui ont bouleversé la musique et la culture populaire. La fin ? Pas tout à fait. Car Elvis Presley va renaître, devenir l’un des plus grands mythes du vingtième siècle et l’objet d’un culte croissant. Son succès posthume est retentissant. Elvis renaît, plus complexe, plus grand, plus fort, plus adulé. Il vend année après année toujours davantage de disques et établit aujourd’hui encore de nouveaux records de recettes. Pourquoi, une fois mort, n’est-il donc pas progressivement tombé dans l’oubli qui guette les gloires disparues ? Pourquoi et comment est-il devenu ce personnage omniprésent, régnant au panthéon des plus grandes figures du siècle ? Pourquoi lui ? Comment cela s’est-il produit ? Qui furent les artisans de la résurrection de ce Roi quasiment déchu à la veille de sa mort ? Pour répondre à ces questions, le sociologue Gabriel Segré, spécialiste du « culte Presley », dissèque la façon dont a été élaborée la postérité du King, montre comment s’est construit et développé son mythe, comment est né et a grandi le culte – souvent empreint d’une grande religiosité – qui lui est voué par des fans et fidèles toujours plus nombreux. Il permet de comprendre pourquoi il est finalement permis aujourd’hui d’affirmer : ELVIS EST VIVANT !

12                        EAN: 978-2916560-090


192 pages - paru le 15 décembre 2007

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#10
Bubblegum & Sunshine Pop

La confiserie magique

par Jean-Emmanuel Dubois
illustration de Bart Johnson

préface de Bertrand Burgalat


Bubblegum pop ? Sunshine pop ? Mais qu’est-ce donc que ces étrangetés-là ? De la pop, et de la meilleure, mais encore ? Côté Bubblegum, ce sont des mélodies accrocheuses, du bonbon sonore, des paroles joyeuses et naïves : Banana Split de Lio, Yummy Yummy Yummy des Ohio Express, Toxic de Britney Spears… Côté Sunshine, ce sont des harmonies vocales élégiaques, des arrangements suaves mêlés au rythme entraînant du rock : Barbara Ann des Beach Boys (ou même ses versions françaises, qui vous sont peut-être plus familières, Marylène des Martin Circus, ou la publicité pour Babybel, vous savez, Ba-ba-ba… Ba-ba-bybel…), ou encore le Runaway de Del Shannon, que vous connaissez peut-être mieux par la reprise de Dave, Vanina (-ah -ah -ah). En réalité, il semble bien que vous ayez déjà savouré de la bubblegum pop et de la sunshine pop sans même le savoir ! Ces deux genres distincts mais qui souvent se rejoignent font « snap, crackle and pops » dans les têtes, une vraie fête pour les conduits auditifs. Et en ces temps de morosité ambiante, voilà qui redonne du baume au cœur. L’histoire des musiques actuelles amplifiées (comme les nommerait un agent d’État) doit beaucoup plus que l’on veut bien l’admettre à ces musiques que l’on décrit comme étant légères. Le moment est donc venu de procéder à une réévaluation critique de ces genres bien trop méconnus. Alors, faisons un rêve : vous êtes sur la plage d’un été sans fin, où, à mesure que le soleil nocturne darde ses derniers rayons orangés, vous faites griller des marshmallows. Vous êtes encore sous le coup du flash en forme de Banana Split récemment reçu lors d’un de ces extatiques concerts des Flaming Lips. Vous songez tout éveillé à cet Hawaii promis par une pochette de disque des High Llamas de Sean O’Hagan… Ouvrez maintenant les yeux et ne perdez plus un instant. Installez-vous dans votre meilleur fauteuil en savourant votre soda préféré, ce livre va vous guider vers des contrées magiques et insoupçonnées. Le paradis était là, à portée de la main, et vous ne le saviez pas…

15 €                    ISBN : 978-2916560-113

240 pages - paru le 17 mars 2008



#11
-M- le mot dit

Esthétique d'un funkistador

par Marc Borbon
illustrations de Guillaume Miremont

Auteur-compositeur-interprète comptant parmi les plus doués de sa génération, Matthieu Chédid alias -M- est devenu en une dizaine d’années un personnage incontournable de la chanson française. Machistador, Je Dis Aime, Qui de Nous Deux ou En Tête à Tête sont autant de tubes qui témoignent d’une œuvre ample et en perpétuelle évolution. Puisant à la fois dans l’énergie brute du funk et l’expressivité mélancolique du blues, la musique de -M- doit également son succès à l’invention de cette créature hors normes en forme d’initiale, ce double à la fois intime et fantasmé que le chanteur a façonné puis mis en scène. Plus qu’une philosophie de vie, celui-ci a construit une véritable démarche esthétique dont la dimension et le sens s’amplifient largement dans la communion de ses concerts. Car au-delà de l’univers déployé dans ses chansons, c’est avant tout sur scène que l’imaginaire débridé de -M- prend corps : sa voix de tête et son jeu de guitare imposant, mais aussi son art de la mise en image et son sens de la théâtralité confèrent à sa musique une couleur et une résonance aujourd’hui uniques. Fan transformé pour l’occasion en exégète, Marc Borbon s’est profondément interrogé sur la façon dont -M- conjugue les différents éléments de son riche univers : sa voix, ses mots, son personnage, ses performances… Différent d’une biographie chronologique, -M- le mot dit sculpte l’énigme d’un funkistador aux multiples facettes, s’attardant tout autant sur les thèmes essentiels de l’œuvre de -M- que sur les moments fondateurs de la vie et de la carrière de Matthieu Chédid.

12€                   ISBN : 978-2916560-120

176 pages - paru le 24 novembre 2008